Tag: Jean Chrétien
Le Parti Conservateur et le Québec
par rudyconservateur le 10.May, 2009, sous Parti Conservateur du Canada, Politique Canadienne
Quelqu’un m’a poser la question cette semaine: “Qu’est-ce que le Parti Conservateur peut faire pour le Québec ?”
J’ai réfléchi et je me suis dis que j’avais deux façons de répondre à la question :
- Ce que le PCC fait déjà pour le Québec et va continuer à faire
- Ce que le Parti Libéral ne fera pas pour le Québec
Le premier élément qui regroupe les deux et qui est primordial pour le Québec est le respect des compétences provinciales et un Canada plus décentralisé. C’est une valeur fondamentale du Parti Conservateur, qui va dans l’intérêt du Québec, autant pour un québécois fédéraliste que pour un souverainiste. Réduire le pouvoir de dépenser, c’est conservateur, pas libéral et surtout pas néo démocrate ! C’est un élément essentiel que tous les Québécois doivent garder à l’esprit en tout temps.
C’est tout le contraire pour les Libéraux, ils ont toujours eu tendance à gérer le Canada de façon centralisée et créer des programmes en chevauchement des compétences provinciales, dans une logique interventionniste totalement subjective et guidée par un opportunisme politique flagrant.
Jean Chrétien l’avait fait avec le programme des Bourses du Millénaire, l’éducation étant une compétence provinciale, et qui n’a pas été renouvellé par le Gouvernement Conservateur lors du budget de 2008.
Le Québec avait et a le programme de prêts et bourses, pourquoi n’ont-ils pas bonifié le financement à une structure déjà existante et qui a fait ses preuves, au lieu de créer une structure en plus, gérée par le fédéral sans que ces derniers ne possèdent ni les compétences, ni l’expérience. Je suis curieux de connaître le coût de fonctionnement de ce programme.
C’est toute la logique libérale qui est en question, en créant des programmes, en concurrence avec les provinces, qui ont besoin de structure, en superposition de structures déjà existantes, pour nommer ses amis et donner des contrats à ses bienfaiteurs et ont fini par le scandales des Commandites. Les Québécois et les Canadiens ne savent plus à qui s’adresser, doivent faire face à une super bureaucratie, lente et inefficace, les dépenses du Gouvernement explosent et la qualité des services offerts à la population diminuent. Cela partait d’une bonne idée ou d’un bon sentiment et loin de moi l’idée de dire que les Libéraux ne proposent jamais de bonnes mesures mais c’est leur acharnement à vouloir récolter le fruit de leurs actions en voulant mettre leur sceau par opportunisme politique au lieu de véritablement travailler pour les canadiens.
Au lieu de baisser les impôts et de rembourser la dette lorsqu’on faisait des surplus, comme le Parti Conservateur l’a fait, ils ont préféré dépenser l’argent de façon arbitraire selon l’électorat souhaité pour montrer qu’ils agissaient au lieu de véritablement travailler dans l’intérêt de tous les canadiens. C’est quand même ironique que ce soient les Conservateurs qui aient introduit la TPS et la Taxe sur le Capital et que ce sont ces derniers qui sont venus la diminuer et l’annuler, 13 ans après, tandis que ce sont ces mesures, entre autres, qui ont permis de rétablir les finances publiques.
Les libéraux persistent et signent encore aujourd’hui avec Michael Ignatieff qui veut faire un programme national de garderie. Le Québec a fait le choix de le faire, c’est une compétence provinciale, le fédéral n’a pas à s’en mêler, un point c’est tout.
Le développement économique du Québec, comme celui du Canada, repose principalement sur l’initiative individuelle et l’entrepreneuriat. Le Parti Conservateur a fait le choix de soutenir les entrepreneurs et les petites entreprises en allégeant leur fardeau fiscal en reconnaisance du risque qu’ils assument et en ne pénalisant pas le fruit de leurs efforts. Le Québec est fier de ses PME et de ses entrepreneurs et le Parti Conservateur a fait le choix de baisser leur taux d’imposition de 13 % à 11%, en haussant le seuil de 400 000 $ à 500 000 $ pour bénéficier de ce taux, d’augmenter l’exemption de 500 000 $ à 750 000 $ de gain en capital pour les actions admissibles de petites entreprises.
Rien n’est sûr avec le Parti Libéral concernant les impôts, en pensant qu’une entreprise est un citron qu’on peut presser selon la pensée populaire mais derrière chaque petite entreprise, ce sont d’abord des visionnaires qui ont pris et assument tous les risques, qui ont porté sur leurs épaules tous les fardeaux, qui ont le droit à un rendement pour continuer à croître et stimuler l’économie. Et s’ils pensent qu’ils peuvent augmenter l’impôt des grandes entreprises, c’est une utopie dans un contexte d’entreprises multinationales qui possèdent les ressources pour minimiser leur fardeau fiscal lorsque leur situation devient non concurrentielle. Demander à Paul Martin comment faire !!!
Ce que le Parti Conservateur fait déjà pour le Québec c’est surtout et avant tout d’investir dans ses insfractructures, en partenariat avec le Québec. Je dis bien en partenariat avec le Québec, pas en concurrence. Le Parti Conservateur n’achète pas les votes des Canadiens mais travaille pour tous les Québécois et tous les Canadiens. L’entreprise privée ne peut pas se développer et commercer sans des routes, des ponts, des ports et des aéroports sécuritaires. C’est la base, qui bénéficie à tous et le rôle premier de l’État. Il investit également dans la construction domiciliaire et les logements sociaux, encourage l’accès à la propriété et stimule la rénovation domiciliaire pour améliorer la qualité de vie de tous les Québécois et stimule l’économie. Il faut laisser le temps à ces mesures de porter fruit pour relancer l’économie.
Le Gouvernement Conservateur agit sur deux fronts en ce qui concerne les retraites des Québécois et leur fardeau fiscal. Premièrement en créant le Compte Épargne Libre d’impôts (CÉLI) pour que tous les québécois et canadiens puissent épargner 5 000 $ par année qui ne seront pas imposés sur le rendement. C’est une mesure très importante pour que les contribuables soient incités à épargner et assurer leur sécurité financière. Les Québécois bénéficient également maintenant du fractionnement de revenus de pension entre conjoints, permettant aux couples qui ont fait le choix qu’un des conjoints travaille moins pour élever une famille ne soient pas pénalisés car ils sont conscients que les revenus sont pour le ménage et ne doit pas être imposé à un taux marginal supérieur.
Le Gouvernement Conservateur se bat actuellement pour les intérêts du Québec et du Canada en luttant contre les mesures protectionnistes pour permettre aux entreprises québécoises et canadiennes de continuer à commercer. Que ce soit avec les USA et les pays du G20 lors de la visite du Président Obama à Ottawa, du Sommet de Londres, de Washington, qu’en créant de nouveaux marchés tels que l’accord de Libre Échange avec la Colombie et l’accord de Libre Échange entre l’Union Éuropéenne et le Canada.
Et je terminerai ce billet en disant que c’est ironique que Jean Chrétien et Stéphane Dion, 2 québécois et Paul Martin qui se considère avec des racines fortes au Québec et qui a été un élu du Québec, n’aient jamais voulu parler de déséquilibre fiscal et que c’est le Parti Conservateur qui dès le début de son mandat a accepté d’ouvrir le dossier. Les Libéraux Provinciaux essaient de dire aujourd’hui qu’il n’est pas réglé car ils sont dans le rouge (ce n’est pas un jeu de mots !) mais je dirais simplement que les québécois ont eu une oreille plus attentive de la part du parti conservateur sur ce sujet que d’un gouvernement libéral dirigé par des québécois en 13 ans de pouvoir ! Et ceux qui disent que la reconnaissance de la Nation Québécoise dans un Canada uni n’est que symbolique, alors pourquoi les Libéraux n’ont jamais eu le courage politique de le faire !
Petit ajustement nécessaire ?
par rudyconservateur le 18.Apr, 2009, sous Parti Conservateur du Canada
Je n’aime pas les flash back.
J’ai l’impression d’être en 1993, que le Parti Progressiste-Conservateur vient de passer de 151 députés à 2, que le déficit atteint 40 milliards, récession, chômage etc….
Les sondages ne sont pas bons. Doit-on se remettre en question ?
L’économie mondiale est en crise. C’est sûr que n’importe quel parti au pouvoir doit affronter l’insatisfaction grandissante de la situation. Demandez le à Bob Rae qui a payé le même prix au provincial que les Conservateurs au fédéral. La crise vient des USA, causée par les USA. Le Canada résiste mieux que les autres mais ce n’est pas une défense face aux travailleurs qui perdent leurs emplois. La frustration se traduira dans les urnes, qu’on prenne ou pas les bonnes actions pour redresser l’économie et garder les emplois. On va devoir payer le prix de la conjoncture mondiale, on ne peut rien y faire. Dans une situation inverse, on aurait bénéficié d’une prime au vote pour une bonne situation économique…
L’Opposition monte dans les sondages. Ce n’est pas surprenant, ils ont le beau rôle, ils peuvent critiquer et mettre tous les maux de la terre sur le parti au pouvoir, ils ne gouvernement pas ! Ils vont toujours dire que c’est jamais assez! Comme Jean Chrétien l’a dit, un chef de l’Opposition ne gagne pas un élection, c’est le gouvernement qui la perd. Ils ont juste à attendre le bon moment sur le banc de touche.
Les questions qu’on doit se pauser sont les suivantes :
Les Conservateurs prennent-ils les bonnes décisions ?
Économiquement, je répond un grand OUI ! Le plan d’action économique est bon, comporte des mesures fiscales et des investissements massifs en infrastructures. Ces dernières sont essentiels, stimulent l’économie et ont été trop longtemps négligées. Je n’ai qu’à me promener au centre-ville pour constater le nombre de chantiers ! Et les Libéraux n’ont rien à dire car s’ils n’étaient pas contents, ils n’avaient qu’à pas soutenir le budget !!!
Toutes les décisions des Conservateurs sont-elles bonnes ?
Je suis moins catégorique.Voici quelques pistes de solutions:
Ce qui important, c’est de faire ce qu’on dit mais également de dire ce qu’on fait !
Les Conservateurs ne sont pas des bons communicateurs. C’est une triste vérité mais pour la corriger, il fait d’abord le reconnaître. Nous baissons dans les sondages pas parce que nous n’agissons pas, parce que nous ne communiquons pas bien nos actions !
Nous sommes les champions du monde pour se tirer dans le pied, et ce n’est pas un jeu de mots. Arrêtons de parler des armes à feu, du droit des foetus et de tous les démons qui nous font passer pour des Républicains Américains ! Je veux bien qu’on ne pénalise pas les gentils chasseurs mais concentrons-nous sur le droit des canadiens de travailler et de subvenir aux besoins de leurs familles ! Chaque chose en son temps, question de priorité !
Nous devons être un Parti de Centre Droit et non un Parti de Droite ! Et ceux qui ne sont pas d’accord, je leur répond qu’ils sont condamnés au mieux à être minoritaire mais jamais majoritaire ! On ne gouverne jamais par les extrêmes, surtout pas au Canada et pas en période de crise économique mondiale !
Soyons pragmatiques, réalistes et n’exacerbons pas les différences entre l’Est et l’Ouest. Le Canada a fait des choix sociaux qui font la fierté et l’envie du Monde, il faut se battre pour rendre le système plus efficace et efficient mais cela n’implique nullement de les renier !
Etre Conservateur au Canada, c’est synonyme de discipline et de rigueur budgétaire, de créer les conditions pour le développement des initiatives individuelles, du soutien à la liberté d’entreprendre comme véritable moteur économique du futur, de limiter la bureaucratie et l’interventionnisme de l’État, le respect des compétences provinciales, de minimiser l’impôt pour conserver nos acquis sociaux sans faire porter le poids de la dette aux futures générations. C’est un vrai équilibre entre la prévention et la sanction dans l’administration de la justice. C’est de répondre présent vis à vis de nos alliés, comme en Afghanistan mais avec un calendrier de retrait annoncé, et surtout de défendre la souveraineté du Canada en Arctique.
On ne gouverne pas avec les sondages, c’est vrai !
mais on ne gouverne pas très longtemps …
2 leçons à retenir
par rudyconservateur le 08.Feb, 2009, sous Parti Conservateur du Canada, Politique Canadienne
En faisant ma revue de presse, j’ai remarqué que la blogosphère parlait beaucoup de Michael “l’érudit“; ses qualités de chef, les derniers sondages, le recrutement d’adéquistes et que le Bloc a eu beaucoup trop de visibilité avec les remarques de Sarkozy (j’ai malheusement contribué).
En tant que militant conservateur, je pense que nous avons deux leçons à retenir:
Je suis tombé sur un interview de Jean Chrétien, qui disait qu’un Chef de l’Opposition ne gagne pas une élection, c’est le gouvernement qui la perd ! La dernière élection nous l’a rappellé avec la culture et l’art de se tirer une balle dans le pied. Au lieu de s’attaquer à Michael l’érudit, déployons nos énergies à défendre notre programme, à écouter la population et continuons de livrer la marchandise. Il faut relever les contradictions des Libéraux et tirer partie des divisions mais n’oublions pas que notre rôle premier est de gouverner !
Arrêtons de prédire la fin du Bloc ! Cela fait depuis sa création qu’on annonce sa mort et vous connaissez les résultats. A chaque élection, on entend que l’option souverainiste perd du terrain, qu’elle est loin dans les préoccupations des gens et ils arrivent toujours à se maintenir. Vous me direz qu’ils ont été chanceux grâce aux scandales des commandites et de la culture mais cela nous présente comme arrogant, leur offre une tribune et de la visibilité. La finalité est l’effet contraire en leur attirant la sympathie.
Cela me fait penser au proverbe: le chien aboie, la carave passe…
Politiques étrangères : bons et mauvais coups
par rudyconservateur le 29.Dec, 2008, sous Politique Canadienne
Les choix de politiques étrangères transcendent les gouvernements et les actions de l’un doivent être assumés par le suivant. Si je devais compter les points, je dirais 2 en 2 pour Jean Chrétien, 0 en 1 pour Paul Martin et 1 en 1 pour Stephen Harper.
Jean Chrétien a eu le courage politique de ne pas entraîner le Canada en Irak et a répondu présent concernant l’Afghanistan. Dans les 2 cas, c’était la bonne décision. L’intervention en Irak n’avait pas obtenu l’aval de l’ONU, ils n’ont pas trouvé d’armes de destruction massive, ni aucun lien entre Al Qaida et Saddam Hussein. L’intervention en Afghanistan, par contre, s’est faite dans le cadre de l’OTAN et de l’ONU, pour renverser les talibans où le lien avec Al Qaida a été établi et qui servait de base arrière pour des activités terroristes dans le monde. Sans oublier que la situation des Droits de l’Homme était de loin plus préoccupante en Afghanistan qu’en Irak.
Paul Martin a tergiversé sur la mission en Afghanistan. Le résultat est un statu quo sur la présence mais comme le dit Jean Chrétien dans son livre “Passions politques”; son inaction a eu comme résultat qu’au lieu que nos soldats soient déployés à Kaboul en remplacement des Allemands et des Hollandais, ils sont restés en première ligne à Kandahar.
Stephen Harper a consulté sur le futur de la mission. Il a commandé le rapport Manley, qui a recommandé la présence du Canada après 2009 et a organisé un vote pour un prolongement de la mission jusqu’en 2011. Il a pris la décision de pas prolonger la mission après 2011 et Lawrence Cannon en a informé ses homologues américains. C’est la bonne décision.
Le Canada a fait sa part envers la lutte contre le terrorisme, les Droits de l’Homme et envers ses Alliés. Le Canada a effectué une mission de paix pour garantir la sécurité et permettre la reconstruction de l’Afghanistan. C’est au tour de peuple afghan de prendre leur destin en main, et s’ils ne sont pas encore prêts, c’est a un autre allié de prendre le relais.







